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Connaitre le R.O.I. d’un confinement avant son installation ?

Question d’un utilisateur ODC-Live

Mon client n’accepte de confiner ses allées froides, qu’à condition de pouvoir à l’avance communiquer à sa Direction un R.O.I., je lui ai répondu que ça dépendait de pleins de facteurs mais évidemment cela ne lui suffit pas. Comment être fixé la dessus ?

Réponse d’un Expert ODC

D’une part, en effet, il est absolument impossible de prédire ce que sera le Retour sur Investissement après des confinements d’allées froides et prétendre le contraire ne serait vraiment pas honnête : en effet, cela dépend du système de climatisation, des températures de soufflage et seuils maximum autorisés des consignes, du système de reprise et de sa distance jusqu’aux unités de traitement d’air, du taux d’hygrométrie et surtout de la charge IT à un instant T qui évolue à la hausse ou à la baisse. Sans compter les facteurs extérieurs qui impactent le refroidissement (COP des climatiseurs, taux de déclassement, météo extérieure, isolation du bâtiment, …). Par exemple chez ODC, je me refuse à faire figurer un R.O.I. même moyen sur une documentation commerciale ou un discours commercial quel qu’il soit.
C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe dans notre offre une prestation de détermination des R.O.I. liés au confinement qui consiste à collecter tous les éléments pour pouvoir remettre vraiment une étude personnalisée au client en question.

D’autre part, en revanche et donc sans en connaitre la durée, on est certain que dans tous les cas le confinement d’allée va induire de nombreux effets bénéfiques en « cascade vertueuse ».

Explication :
Jusqu’à présent ODC a traité plus de 350 allées avec un delta de T° constaté au départ de 12 degrés en moyenne (écart maxi entre la sortie de la dalle perforée et le point le plus haut d’une baie), pour une restitution après confinement de 4 à 5° de delta de T° en moyenne. Soit un écart réduit de 7° environ à T° de soufflage égale et toutes choses égales par ailleurs.
Cela signifie que si, avant confinement, un soufflage s’effectue par exemple à 17°, il existe certains points en haut des faces avant de certaines baies à au moins 29°. Ces mêmes points extrêmes après confinement redescendront mécaniquement à 17° + 6° = 22° .

A partir de là :

  • On acquiert la certitude qu’à T° de soufflage égale, on ne risque plus de s’approcher des limites prescrites pour l’ASHRAE à 27° et donc on a une garantie d’éviter les surchauffes et par voie de conséquence les interruptions de services non programmées (c’est un premier poste de rentabilité immédiate en OPEX)
  • On peut, si l’exploitant -ou son mainteneur- le décide, transformer ce différentiel en gain direct sur la puissance électrique consommée en montant graduellement la T° de soufflage de 17° à 22-23° et donc les espaces confinés à un maximum de 26-27°, ce qui aura un impact direct d’au minimum 25% à multiplier par les Kw effectivement consommés par le système de production et de distribution froid et à multiplier par 7 cts d’€ HT pour obtenir le gain en simple économie d’énergie directe (OPEX)
  • Le rendement des climatiseurs va être aussi amélioré car la plage de delta T° désormais de 22° en soufflage pour environ 35° en reprise est au dessus de la plage de 17° en soufflage pour un 30° en reprise puisque l’air froid n’est plus mélangé à l’air chaud. Un climatiseur refroidit mieux et avec un besoin en énergie moindre un air chaud qu’un air tiède.
  • Les T° de soufflage augmentant, on va s’éloigner du point de rosée des réseaux d’eau glacée, se faisant l’énergie utilisée par les systèmes de gestion de l’hygrométrie seront beaucoup moins sollicité pour humidifier un air devenu moins sec (ce poste seul peut peser 20% de l’énergie électrique d’un Data Center)
  • La résilience va augmenter (c’est le point oublié en permanence mais le plus impactant financièrement), en effet puisque que le périmètre froid (la somme totale des investissements CAPEX dédiés au refroidissement) ne change pas mais que la distribution est nettement améliorée, on peut donc proportionnellement rentrer plus de composants IT dont la puissance de dissipation calorifique marginale pourra être donc absorbée sans investissement CAPEX supplémentaire (cela représente en moyenne 1500 €/an au Kw froid produit)
  • D’autres effets induits existent mais ne sont pas quantifiables financièrement (plus grande rigueur d’urbanisation, …)

Pour l’instant 100% des clients confinés ont pu vérifier toute ou partie des points ci-dessus, il est en revanche très difficile d’obtenir de réelles mesures à postériori de type avant/après et/ou de savoir ce que le confinement leur a réellement fait gagner car les clients ne peuvent et/ou ne savent pas le déterminer eux-mêmes. Par exemple, comment évaluer les pertes d’exploitation liées à des pannes non intervenues mais qui seraient arrivées si on avait pas confiné ?

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